More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  D*** head man RecordsPhotosProfileFriendsBlog Tools Explore the Spaces community

Blog

January, 2007

Jouons à la musique

 

Jouons à la musique.

 

Du mode conditionnel comme postulat de création.

 

« On dirait qu’on aurait un groupe et qu’on ferait de la musique ».

 

Dès le départ, les carcans inhérents à ce que l’on pense être la musique, ou comment on doit la faire, s’effacent pour laisser place à une liberté salvatrice.

  Il est facile à parcourir, le chemin pour trouver en soi cette volonté d’intégrer comme clé d’interprétation ce modus operandi. Plus qu’une attitude qui devient une forme, l’attitude ici est un système de référence, un sixième sens.

Au-delà de son aspect agréablement bêtifiant, le  « jouer à la musique » pose la question de la bouffonnerie au sens noble du terme.

Comment entendons nous la musique aujourd’hui ?

Comment faisons nous cette musique, qui la comprend et qui l’écoute ?

Dickheadmanrecords est bien plus qu’une tarte à la crème sémantique.

C’est une « auto mise en abîme » perpétuelle, ce n’est pas une prise de position, mais un réel magma des possibles, gargouillant sous la mince croûte de lave durcie qu’est notre besoin de créations finies et délimitées.

Nous sommes plus heureux dans les échafaudages en bambous et les cabanes en draps que dans les salles chirurgicales aux atmosphères purifiées.

Nous ne rentrons pas dans les cathédrales des conservatoires, des studios sons high-tech, les antichambres des producteurs cools aux 4x4 rutilants…

Nous les avons déjà absorbés, ils nous appartiennent, et tel un enfant de six ans avec un feutre et un cahier devant un tableau de Miro, nous engloutissons tout ce qui se trouve à portée de notre pensée.

 

Raphaël Charpentié

March, 2006

Electro ménager

Dick head man Records, music electro ménager


Moulinex

Label de variété musicale, D*** head man Records, comme il se nomme pudiquement, « Dick » pour les intimes, harangue le badaud des concerts sans étiquettes, faisant la réclame de ses choix acoustiques, comme il se distingue par le port de tête : majestueusement. Né à Grenoble en 1977, vivant et travaillant alternativement à Amsterdam, Londres et Toulouse, Dick se laisse influencer par le silence de Reykjavik les jours de pluie. Et il y a fort à parier que l’ennui joua un rôle prépondérant dans son désir de se lancer dans l’industrie de la musique. Les jours sont longs en Islande. Les nuits aussi.
Toutefois l’analogie s’achève ici. DhmR sera incontestablement à l’industrie du disque ce que Paul Lafargue fut au développement du capitalisme : inutile et irritant. Déstructurant systématiquement les genres musicaux, Dick touche à tout et s’affiche en producteur d’artistes polyvalents et surdoués. Constituant un catalogue prolixe et chamarré, qui ne fait que croître de manière exponentielle depuis sa création en 2003, les artistes DhmR passent d’un genre à une musique d’expérience. Avec éclat, DhmR soutient la diversité musicale. Et ses artistes sautillent d'une chanson française un peu mutante – que ne renierait pas Carla Bruni – à un hard-rock-musclé-des-familles en pratiquant des détours acrobatiques par une pop déviante, une dub déstructurée ou encore une electronica jazzy parfaitement suspecte. Un punk incantatoire scande avec rage et ferveur : « Boulez, fils de chien ! » Nous sommes dans le vrai. Chez DhmR, la trance goa fait vibrer les tympans et transpirer les gencives comme il se doit. Et chaque genre est fidèle à ses critères. Nous ne sommes pas déçus. Nous sommes comblés. Tout est bon et même plus. Comme une surabondance de cannelle dans l’apple pie. Ça déborde, nous avons les dents du fond qui baignent. Et quand nos oreilles sont cuites, il faut les manger ! Des nappes et des couches de références. Tant et si bien que rien ne sert de s’y attarder, sauf à passer à côté de son plaisir.
Naviguer avec lyrisme et légèreté d’un registre à un autre pour mieux les mettre à niveau et ne retenir que la présence systémique de D*** head man Records : vaste projet musical qui consiste à tout passer par le prisme du robot Moulinex et à en extraire une musique glocale, un non-genre aporétique et a-commercial, conjuguant toutes les typologies actuelles. Motorisé par un profond et ambigu désir de glorifier et ridiculiser tour à tour les standards, de rendre l'écoute stupide, d'admettre et (peut-être) de faire admettre qu'en dehors de D*** head man Records rien ne peut survivre qui ne soit sérieusement impertinent., DhmR se fait broyeur de musiques de films, de musiques de Georges, de vinyles collectors en vente dans les bacs, de FFFF et autres bombastic albums estampillés Inrock, de brass bands à gogo potentiels qui ne sortiront jamais du domaine du suppositoire. Voici un label d’artistes qui dégraisse la musique plasticienne ! Et comme avec quelque coton-tige abrasif, nous nous réjouirons d’un « ça fait mal, mais c’est bon ! ».



Bras-dessus, bras-dessous

Mass Murder Mouses, REgINA, Ggru, Raoul Beckman ou encore Super Polar sont des formations produites par DhmR, mais également composées de membres qui fondent le label. Aussi, tout le monde brouille les pistes. : une trentaine de groupes pour une quarantaine de disques produits à ce jour ; un noyau dur et une quinzaine d’artistes au total. Multipistes, multipostes, tous s’influencent et rivalisent dans un jeu de dédoublement inspiré par les schtroumfs, ou les filles sont évanescentes et les méchants méchants. Des enregistrements pirates du catalogue DhmR circulent à l’intérieur même du corpus. On dit que certains cherchent le putsch. Que Dick est un tyran qui ne sort jamais de sa chambre. Qu’il contrôle tout ; à plusieurs endroits au même instant. Qu’il serait à l’origine d’un projet dont la première règle est de ne pas en parler. Artiste démiurge aux mille patronymes, Dick ne laisse rien au hasard. Un jour, il viendra frapper à votre porte et vous l’aurez cherché.

Dans l’action, Dick ne néglige toutefois pas la théorie et fait de DhmR le terrain expérimental de vastes réflexions. Label au grand cœur, DhmR est à la fois l’origine et la conséquence du Manifeste actualiste en musique, ou le son perpétuel à l’époque de sa ductilité technologique. Autrement dit : rien de mieux ne se fait aujourd’hui que ce qui se fait aujourd’hui. Et rien ne peut être plus plaisant, salvateur et vivifiant que de moduler ce qui se produit à la fois de pire et de meilleur, et d’en jouir. Passant d’une joie ineffable à se moquer des clichés les plus tenaces au plaisir simple d’une musique facile et fascinante, le collectif brille par sa modestie et la non-spécialisation de sa production. Et considérant qu’à la première écoute toute prétention qualitative au sens joli du terme tombe à l’eau, que reste-il ? Un essai, un effort perpétuel, un accident permanent, un slalom haletant et chavirant d’un genre à un autre, une course sanitaire les pieds nus dans le chantier des variétés de la Fnac, une cuisante victoire sur la « musique de disque » ! Plus qu’un label, Dick représente l’Homme Nouveau. Déterminé par tout ce qui se fait de « moyen », il embrasse à bras le corps les artistes du monde entier. D’ores et déjà, il côtoie les plus grands. Il se réclame de tous et tous le réclame. Sa notoriété sera incontestable tant son ambition est tentaculaire. The Eternal Dick Network is not a virtual crime!


Raoul McCain

In Deep Vibrations n°168, NY – March 2005
Traduit de l’anglais par Nicolas Audureau

May, 2005

elle est barjo cette maladie

FIGURE DE QUARTIER

Un artiste de la décalcomanie....

Tout un chacun aime à collectionner différents objets. La passion d'Antonin Derosière est de decalquer des affiches sur les panneaux publicitaires de Grenoble, pour en faire variés aux dessins étranges car dit-il "les images publicitaires deviennet pour moi un art que je pratique depuis un an".

Perché sur son escabeau, Antonin peut rester ainsi des heures pour décalquer et reproduire au fusain différents dessins dignes d'un professionel. Il a déjà quarante-quatre oeuvres à son actif. Il fait partie d'une association, la DHMR, qui regroupe les passionnés de la décalqumanie qui veulent faire un label de reproduction de dessin publicitaire.

Si un jour, vous apercevez un jeune homme assis au sommet d'un escabeau devant un paneau publicitaire, ce sera certainement Antonin Derosière. Il vous dira tout sur son étrange activité de décalcomanie avec le sourire en plus.

G.V.

May, 2005

saleté

Les hommes aiment être sales, un homme qui n'aime pas être sale n'est pas un homme, c'est soit un extra-terrestre, soit un pd.

Nemrod Briskausen

May, 2005

Nouvelle Impression d’Islande

 

« …La maison est assez grande pour que Serge reçoive un ami, venu avec beaucoup d’autres, logé dans une des chambres d’enfant de l’étage. Il s’appelle Clôde Coulpier, profession : artiste du futur, qui ambitionne de devenir “ une sorte de lierre ethnologique ”. Il écoute beaucoup de musique, a créé son Label qui répond au nom charmeur de Dick-Head man Recörds. C’est l’exposition (sonore) dans l’exposition, une playlist entrecoupée de longs silences. Clôde a des goûts délicieusement éclectiques, du hip hop “ assassin infra urbain inconscient et forestier ”, à la variété française revue et corrigée, en passant par de l’électro aveuglement parfaite. Deux des artistes que Clôde a choisis, Percing is not a crime et REgINA, figurent également sur la compilation de Serge Comte A.N.T.I.R.U.S. T                  (voir la page :http://sergecomte.free.fr/A.N.T.I.R.U.S.T/*.html). »

 

 

in Nouvelle Impression d’Islande,  texte de Daniel Lesbache, 2004.

Anthropologie du réseau

 

"...DhmR est un label CD-R de musique parmi tant d'autres. Cependant, ce dernier est particulièrement intéressant, dans le sens où il génère bien plus que des productions sonores, visuelles ou même scéniques. L'activité de ce label ouvre une brèche dans des réflexions quasi antrhopologiques touchant aux mouvements de la création, de l'infra-praticabilité de son monde, du réseau. On se référera pour ce dernier à la théorie de "friendship" énoncé par Raphaël Charpentié, plasticien et co-diffuseur du label Dick head man Records."

 

Marie Jenlain in  Se Faire participer: étude des dynamiques des possibles créatifs conscients

labels panoramiques (parut dans BASS' TONE n°5)

 

 LABELS PANORAMIQUES

 

"....En trois ans d'innexistence, le label Dick head man Records est devenu le réceptacle ouvert de l'ultra-musique. Ce n'est pas la musique que l'on écoutait hier. Ni celle que l'on écoutera demain. Mais une musique qui a toujours existé, que l'on a toujours ignoré car trop aveugle pour l'entendre."

 

 Loïc Papino

                    ,parut dans BASS' TONE N°5

May, 2005

artistes dhmr

_The band off musicians

_The big band off musicians

_REgINA

_The cheap

_Renegade

_Kung-fu cow boys

_Mass murder mouses

_Percing is not a crime

_Chiali-Chialo

_MC F

_MC MOZA

_DJ Casquette

_Stéphane Torchepot

_Super Polar

_Trop tard

_Maizena miks

_Techfroid

_Nemrod Briskausen

_Zim Becker

_Tammy Leung

_Ginger 'n' Kim

_Guinea pig

_Monosourcil side project

_Dark Bull

_Raoul Beckman

_James D.

_Franky Serpinet

_Tourniquet

_Holly Day

_DJ Blah

_Cacul

_DJ Fantassin

_VSAB

_Do the tigers purr?

_Lady Gro

_Klayton Laplasse

_Rafael

_Antro

_Dead people

-Rock et boogie

_Roostofsky

_Damaneki and Douglas Field

where is ZIM?

De Zim Becker on ne sait que peut de chose, si ce n’est qu’il vit - ou bien se cache-t-il ? - quelque part en Orient.

 

Il rêve de produire une comédie musicale pour le Carnegie Hall, avec des comédiens en costumes de soirée, chapeaux hauts-de-forme, diamants étincelants, boas et éventails en plumes rose. Et avec deux personnages déguisés en chien et en chat, lunettes de soleil sur le museau, se poursuivant sur la scène avec des massues.

 

Il est venu à la musique par hasard en rencontrant Tammy Leung, un soir,  dans un Convenience Store. Dans l’appartement qu’elle louait à HongKong, elle trouve une vielle machine pour karaoké.  MEGAMIX est né de cette rencontre fortuite et d’une bouteille de Cognac.

 

THE MAGIC KINGDOM, album réalisé à tâtons, - œuvre autobiographique ?-, sortie  avant mais réalisé après MEGAMIX, marque l'amour de Becker pour le romanesque et son intérêt pour les compositions d’Arthur Lyman.

 

En attendant que son prochain album ne sorte, guettez le DickHead Man

 

A la Fnac (article parut dans PALMARES #4)

 

 

 

 

Musique Chronique

 

 

"A la FNAC il y a des trucs bien et des trucs qui puent"

                                           Nemrod Briskausen (artiste dick head man Records)

 

        Dick head man Records est un Label musical CD R né d'une brique de lait posée sur une table au Freyjugata 24 à Reykjavik, et de l'envie d'une pincée de jeunes gens, de faire valoir une diversité musicale déviante.

 

            Le jeune label diffuse désormais une trentaine d'artistes d'horizons très différents tant au niveau géographique ( Etats-unis, Chine, Scandinavie, Mérignac, Europe de l'est, Bourgogne,...) que musical. On peut même désormais soumettre l'idée que grâce à Dick head man Records, "Artistes de Variétés" n'est plus un terme dévalorisant.

            De l'électro minimal au dance floor, en passant par la chanson française réadaptée, s'engouffrant dans les expérimentations sonores les plus osées, DHMR sans complexe, sans prétention ni même ambitions, si ce n'est celle d'exister, et malgré une invisibilité quasi totale, se retrouve sous une neige d'éloges. Conscient de l'effet de serre et de la fonte des glaces, notre iceberg sonore poursuit sa route tranquillement nous promettant de belles surprises.

           

Toutes les productions sont gravées à l'unité par les artistes eux même et par les co-diffuseurs Clôde Coulpier et Raphaël Charpentié. Il n'y a aucun filtre à la production. Aucune sélection.

            "C'est la qualité de l'envie à faire, à produire, à faire exister des façons de faire, des idées qui nous intéressent en premier plan" nous confie Clôde Coulpier.

           

            Bien plus qu'un réel label dans lequel serait enfermé un certain type de musique, Dick head man Records est un signe de ralliement, un drapeau invisible hissé haut dans les ondes sonores de la diversité.

 

 

            Gérald Da Palmès

 (parut dans PALMARES #4 en mars 2004)

DhmR, c'est dans l'air d'un temps

DhmR, C'EST DANS L'AIR D'UN TEMPS

 

 

 

 

            Dick head man Records est un label au premier sens du terme. C'est-à-dire une étiquette. Et ce bien avant d'être une entreprise de diffusion.

            En effet, DhmR est un label fictif, puisqu'il n'y a aucune structure juridique lui donnant un statut précis. Cependant son activité est effective car il en émerge une production et une diffusion d'objets musicaux.

 

            L'idée du label est apparue en 2002. Un label qui réunirait, des gens, des artistes ayant une activité musicale qu'ils n'arrivent pas à définir, mais qui croient en l'importance de la faire exister au-delà de leur chambre à coucher.

            Désormais une trentaine d'artistes font parts de leurs productions déviantes (au vue du cahier des charges régissant les musiques commercialisées) à travers DhmR.

            Pour la plupart, ils sont issues de la génération "home studio" et "FNAC".

 

            Ce sont les artistes qui produisent eux même leurs CDs d'un bout à l'autre; de l'enregistrement au concept artistique visuel. Une liberté complète leur est laissée, car elle leur appartient. Il n'y a pas de contrats passés avec le label. Chaque artiste est seul maître à bord et devient co-diffuseur. Il n'y a donc aucune hiérarchisation. L'inscription DhmR n'est là que pour indiquer une façon de faire et de penser.

            Le label avance avec l'allure d'une MJC, d'un atelier-laboratoire drolatique et sans murs.

 

La qualité Lo-fi que l'on retrouve dans bon nombre des productions Dick head man Records n'est pas une attitude ou un effet de style, mais, un état.

           

 La recherche de nouveauté musicale (qui est aujourd'hui un concept éculé doublé d'une légende puisqu'il fait partie d'une stratégie marketing calculée) n'est pas un but. Ce qui intéresse au premier plan le label, est la recherche de liberté dans la musique et sa diffusion, jongler avec les codes musicaux en faisant éclater leurs dogmes stylistiques.

 

                                                           Du disco à la musique concrète…